Concours

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  • Eric et moi-même, on avance, on avance...
  • Le Programme est quasiment bouclé...
  • Le spectacle devrait s'appeler La chanson des poètes...
  • Aragon a disparu du programme...
  • Ferrat y est entré, ainsi que Dylan (en V.O ou traduit), Marie-José Canto...
  • Et le vieil Aristide Bruant...
  • Plus d'infos dans les semaines à venir !

MAISON DE FAMILLE

 

Printemps / En maison de famille

On ira ouvrir les fenêtres

On nettoiera le grill

La table en fer et puis les chaises

La table en fer et puis les chaises

 

Eté / En maison de famille

Les cousins arrivent demain

On ira cueillir des myrtilles

Et traîner par tous les chemins

Et traîner par tous les chemins

 

Automne / En maison de famille

Pour toi j’aurai repeint

La rouille qui attaque les grilles

Et ronge les cœurs trop incertains

Et ronge les cœurs trop incertains

 

Hiver / En maison de famille

Des cousins ne viendront plus

Ils ont quitté notre famille

Leur nom avec une croix dessus

Leur nom avec une croix dessus

 

Nous serons, Eric et moi-même, à L'Equipage de Bouaye (44) le vendredi 16 décembre, pour la première d'un spectacle commun, où nous interpréterons des textes de poètes et de chanteurs/poètes que nous aimons particulièrement...

 

Au menu sont prévus Cadou, Aragon, Ferré, Lavilliers...

 

Plus de précisions dans les semaines à venir...

 

(Photo ci-dessous Eric en concert.)

 

 

 

ERIC SIMON

 

Guitare / chant

 

PHILIPPE AYRAUD

 

LectureERIC SIMONà Louisfert en juillet 2007 0001

PAS FAIT ENSEMBLE

 

Tout ce qu’on n’a pas fait ensemble

Est inscrit dans nos mémoires mortes

J’irai dans la caresse du vent

Retrouver l’odeur de ta peau

Pour le pardon de mes offenses

Pour le pardon de mes offenses

 

Fermer la porte aux amours mortes

C’est la dure loi de la survie

J’irai dans les brouillards d’automne

Voir  ton visage mouillé de pluie

Que la nuit qui vient me dérobe

Que la nuit qui vient me dérobe

 

J’aurais  peut-être la voix qui tremble

Sur une chanson d’Escudero

Ballade à Sylvie Malypense

Un air lancinant qu’on fredonne

Une rengaine de l’absence

Une rengaine de l’absence

 

Dire adieu à ce qui nous porte

C’est un peu renoncer à vivre

Dans ces souvenirs en cohortes

Et moi j’aime bien la nostalgie

Quand c’est vers toi qu’elle m’emporte

Quand c’est vers toi qu’elle m’emporte

 

Tout ce qu’on n’a pas fait ensemble

Est inscrit dans nos mémoires mortes

J’irai dans la caresse du vent

Retrouver l’odeur de ta peau

Avant que le diable ne me pende

Avant que le diable ne me pende

 

 

 

PERDU

C’ qui n’est pas gagné est perdu

Ce qui est perdu est perdu

Tu restes là transi éperdu

Au vent d’automne qui s’est perdu

 

Au comptoir des heures foutues

J’ai souvent remis la tournée

Et si mon âme le l’ai vendue

Ce n’était pas contre un Perrier

 

Le vent du nord cogne aux fenêtres

La pluie s’affiche couleur de pleurs

J’ai gaulé une prune au parcmètre

La vodka plaide délit d’sale gueule

 

A décrocher des lambeaux d’ nuit

J’ai épuisé les réverbères

J’ai mis dans les rondes de police

Un putain de sacré bordel

 

Regard hagard je ne dis rien

Le bal des putes  joue sans orchestre

J’fais la culbute rue des vauriens

Je pars sans demande mon  reste

 

J’ai la tristesse en table de nuit

J’ai l’ivresse en réveil matin

Ton corps me crée des insomnies

Mais je reste éveillé pour rien

 

C’ qui n’est pas gagné est perdu

Ce qui est perdu est perdu

Tu restes là transi éperdu

Au vent d’automne qui s’est perdu

 

 

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