PERDU

Publié le par philippe ayraud

PERDU

C’ qui n’est pas gagné est perdu

Ce qui est perdu est perdu

Tu restes là transi éperdu

Au vent d’automne qui s’est perdu

 

Au comptoir des heures foutues

J’ai souvent remis la tournée

Et si mon âme le l’ai vendue

Ce n’était pas contre un Perrier

 

Le vent du nord cogne aux fenêtres

La pluie s’affiche couleur de pleurs

J’ai gaulé une prune au parcmètre

La vodka plaide délit d’sale gueule

 

A décrocher des lambeaux d’ nuit

J’ai épuisé les réverbères

J’ai mis dans les rondes de police

Un putain de sacré bordel

 

Regard hagard je ne dis rien

Le bal des putes  joue sans orchestre

J’fais la culbute rue des vauriens

Je pars sans demande mon  reste

 

J’ai la tristesse en table de nuit

J’ai l’ivresse en réveil matin

Ton corps me crée des insomnies

Mais je reste éveillé pour rien

 

C’ qui n’est pas gagné est perdu

Ce qui est perdu est perdu

Tu restes là transi éperdu

Au vent d’automne qui s’est perdu

 

 

Publié dans POEMES INEDITS

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